Stephanie Kwolek, la chimiste

Stephanie Kwolek, la chimiste

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Stephanie kwolek

Neé le 31 juillet 1923 - Morte le 18 juin 2014

Je suis une fille d'immigrants polonais, je suis née à une trentaine de kilomètres de Pittsburgh, à New Kensington en Pennsylvanie . Mes parents, John Kwolek et Nellie Zajdel Kwolek, étaient originaires du village de Kombornia en Basses-Carpates. Mon père est mort a mes dix ans,il était un naturaliste par vocation. Je passais des heures avec lui, enfant, à explorer le monde de la Nature.J'attribue mon intérêt pour les sciences à mon père, et mon intérêt pour la mode à ma mère, Nellie Zajdel Kwolek. En 1946, je prends rendez-vous pour un entretien à la firme DuPont. L'entreprise, qui huit ans auparavant avait breveté le nylon, cherche à embaucher des chimistes. Je suis reçue par le docteur Hale Charch, qui deviendra un de mes mentors. Ce dernier, sur mon insistance , m'offre immédiatement un poste à l'antenne de recherche de Buffalo dans l'État de New York, rejoignant l'équipe du « Pioneering Research Laboratory ». Au cours de mon travail pour DuPont, j'invente la fibre connue ensuite sous le nom de Kevlar. En 1964, anticipant une pénurie d'essence, DuPont décide de mettre au point une fibre légère, mais solide pour être utilisée pour créer des pneumatiques plus légers et plus rigides, qui permettraient aux automobilistes de consommer moins de carburant. Les autres chercheurs ne semblant pas intéressés par ce projet, on me propose donc de le prendre en charge. Les polymères avec lesquels je travaillais à l'époque, le poly-p-phénylène-téréphtalate et le polybenzamide formaient des cristaux liquides en solution, qui devaient alors être filés en fusion à plus de 200 °C, ce qui produisait des fibres moins solides et moins rigides. La singularité de mon nouveau procédé de polymérisation par condensation était de réduire ces températures entre 0 et 40 °C. La solution obtenue était « translucide, opalescente lorsqu'on l'agitait, et de faible viscosité » mais était habituellement jetée. Néanmoins, je réussi à convaincre le technicien Charles Smullen qui opérait la fileuse de tester ma solution. Je fus impressionnée de découvrir que la nouvelle fibre ne cassait pas, là où le nylon aurait cédé. Non seulement plus solide que le nylon, le Kevlar était, à masse égale, cinq fois plus solide que l'acier. Mon superviseur et mon directeur de laboratoire comprirent tous les deux la signification de ma découverte, et un nouveau domaine de la recherche en chimie des polymères fut rapidement établi. En 1971, le Kevlar moderne est introduit sur le marché. Cependant, je ne serai pas très impliquée dans le développement des applications ultérieures du Kevlar. Je n'ai pas non plus profité des produits vendus par DuPont avec mon invention, parce que j'ai signé le brevet Kevlar pour l'entreprise.

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